vendredi 23 juin 2017

R comme... Régnié

Aujourd'hui, je vous emmène à Régnié-Durette, dans les monts du Beaujolais. Résultat de la fusion des communes de Régnié et Durette en 1973, ce village situé sur la route de Belleville et Beaujeu se repère de loin du fait du double clocher de son église.


Plan de Régnié-Durette et des communes avoisinantes - Google Maps

C'est là que mes arrière-grands-parents Papa Jean et Nanie, connus à l'état Civil sous leurs noms de Jean COLIN et Eugénie LAMY, se sont mariés, et je vous propose aujourd'hui de nous intéresser à leur acte de mariage.



Acte de mariage de Jean Pierre Joseph COLIN et Eugénie Louise Laurence LAMY - 1899 - Régnié AD69
C'est le 9 janvier 1899 à 15h qu'ils se présentent devant le Maire de Régnié.

Jean Pierre Joseph COLIN est docteur en médecine et habite à Lamure sur Azergues, à une vingtaine de kilomètres de Régnié. Il est né à Lyon, 2ème arrondissement, le 1er janvier 1870. Son père est Alphonse Victor Claudius COLIN, industriel et négociant, habitant Lamure, présent et consentant, et sa mère Claudine RIBOLET, décédée le 14 août 1898 à Lamure.


Eugénie Louise Laurence LAMY est sans profession. Elle habite Régnié mais elle est née à Lyon, 5ème arrondissement, le 13 avril 1876. Son père, Benoît LAMY, est décédé le 13 décembre 1892 à Régnié et elle habite au lieu des Crosts avec sa mère Eugénie Caroline Etiennette PINE DESGRANGES, qui est présente et consent au mariage.


Les futurs époux ont signé un contrat de mariage le jour même devant Maître Claude Louis SORNIN, notaire à Beaujeu.


Les témoins du mariage sont :

  • Louis Henri COLIN, 53 ans, oncle du futur, propriétaire demeurant à Lamure (c'est le patron de la féculerie et de la scierie)
  • Claude BERNOUD, 28 ans, docteur en médecine demeurant à Lyon (sans doute un ami de Papa Jean)
  • Paul Aimé JANSON, 53 ans, propriétaire à Régnié (ce n'est pas précisé dans l'acte, mais il s'agit d'un cousin germain de la mère de la mariée)
  • Eugène Jean Benoit Joseph LAMY, 27 ans, lieutenant au 68ème Régiment d'Infanterie au Blanc dans l'Indre, frère de l'épouse
Toutes les personnes citées dans l'acte ont signé. Pour un médecin, je trouve que Papa Jean avait une signature bien lisible :-)

Le couple s'installa à Lamure et y eut 3 enfants dont un seul atteint l'âge adulte :

  1. Il y eut d'abord un petit garçon mort né, baptisé Pierre Marie, le 20 novembre 1899.
  2. Un an plus tard, le 29  décembre 1900, la naissance de Suzanne Eugénie Marie Louise vint réconforter le couple. De santé bien précaire pendant les premiers mois de sa vie, elle vécut jusqu'à près de 87 ans : c'était ma grand-mère paternelle.
  3. Finalement, la famille s'agrandit avec la naissance de Madeleine Marie Eugénie le 12 septembre 1904, mais elle ne vécut que quelques jours.
Mais revenons à Régnié, et intéressons-nous un peu à la famille LAMY. Si les 3 premiers enfants de Benoît LAMY et Eugénie PINE DESGRANGES, à savoir Eugène, Marie Pauline et Eugénie, sont nés à Lyon, leur dernier fils, Laurent, est né à Régnié en 1886.

La famille a donc dû s'y installer entre 1881, où la maison des Crosts est occupée par la grand-mère Eugénie JANSON veuve PINE DESGRANGES, et 1886. Dans le recensement de cette année-là, Benoît et Eugénie LAMY y sont indiqués avec leurs enfants Eugénie et Laurent. Eugène, 15 ans, et Marie Pauline, 13 ans, ne semblent pas vivre avec leurs parents. Peut-être sont-ils en pension ?

Benoît LAMY étant mort en 1892, on retrouve sa veuve Eugénie aux Crosts dans le recensement de 1896, toujours avec ses deux plus jeunes enfants, mais également avec sa soeur Jeanne PINE DESGRANGES, qui était veuve, et sans enfants.

Eugénie PINE DESGRANGES mourut aux Crosts le 19 avril 1901, 4 mois après la naissance de sa petite fille Suzanne.

Tous ces patronymes, je les ai découvert enfant, quand je venais à Régnié avec ma grand-mère et ma tante pour entretenir les tombes de la famille au cimetière.

Au printemps dernier, j'ai emmené ma petite famille à la rencontre de nos ancêtres dans ce cimetière.



Tombe LAMY-PINE DESGRANGES à Régnié - Collection personnelle

Comme moi 30 ans avant elle, ma fille ainée a essayé de comprendre qui étaient les personnes inscrites sur la pierre tombale. Elle a fini par se créer un arbre sur sa tablette avec l'application Heredis pour Android (à son âge, j'avais fait ça sur papier 😊) et elle s'est rendu compte que son ancêtre à la 7ème génération était enterré à cet endroit.



Pierre tombale de Pierre Aimé Alexis PINE DESGRANGES - Régnié
Collection personnelle
J'ai "lâchement" utilisé mon fils de 6 ans pour faire un peu d'ombre sur les pierres tombales afin d'arriver à capter correctement les inscriptions très peu lisibles.

Quant à ma fille cadette, elle a été captivée par le monument érigé en mémoire de Noël MALACHARD, habitant Régnié et mort en 1912 lors du naufrage du Titanic. Nous avons appris depuis par mon père qu'il s'agissait d'un ami d'oncle Laurent, le frère cadet de Nanie.



Monument à la mémoire de Noël MALACHARD - Régnié
Collection personnelle
Nous avons terminé ce pèlerinage par une visite privée de la belle église de Régnié, construite sur les plans de Pierre BOSSAN, le futur architecte de la Basilique Notre-Dame de Fourvière.

Eglise de Régnié vue du cimetière - Collection personnelle

Aperçu généalogique

Nom : Eugénie "Nanie" LAMY
Parents : Benoit LAMY et Eugénie PINE DESGRANGES 
Conjoint : Jean Pierre "Papa Jean" COLIN
Lien de parenté : mon arrière-grand-mère
  1. Eugénie "Nanie" LAMY
  2. Suzanne COLIN
  3. Mon papa
  4. Moi

mardi 20 juin 2017

Q comme... Puygaillard de Quercy

Nouvelle lettre difficile, histoire de se mettre en jambe en attendant W, X, Y et Z. J’avais initialement prévu d'évoquer le village de Saint-Quirin en Moselle, mais je n’y ai que des collatéraux, et donc peu de matière pour un article. Puis j’ai pensé aux Causses du Quercy où nous passons nos vacances depuis quelques années, et par rebond je me suis souvenu du petit village de Puygaillard de Quercy, près de Montauban, où mon épouse a des ancêtres.

Plan de Puygaillard de Quercy et des villages alentours - Google Maps

Nous nous sommes rendus à Puygaillard en 2005 ou 2006 avec mon épouse pour faire quelques recherches à la mairie. Nous savions que son arrière-grand-mère, Alice LAFARGUE, y était née et s'y était mariée en 1927 avec Mario SCHIEVEN.

La secrétaire de mairie, très accueillante, nous a rapidement trouvé fourni ces actes, ainsi que l'acte de mariage des parents d'Alice, Jean Emile LAFARGUE et Rosalie LACOMBE.

C’est cet acte que je vous propose donc aujourd’hui.


Acte de mariage de Jean Emile LAFARGUE et Rosalie LACOMBE - 1906
Puygaillard de Quercy AD82

Les futurs époux se présentent à la mairie de Puygaillard le 27 décembre 1906 à 13h ; c’est l’adjoint au maire qui célèbre leur union.

Jean Emile LAFARGUE, est né à Négrepelisse, le 30 janvier 1882. Il est propriétaire cultivateur demeurant à Lavergne, commune de Négrepelisse, département du Tarn et Garonne. Ses parents, Pierre LAFARGUE, âgé de 55 ans, propriétaire, et Rosalie SERRES, âgée de 46 ans, sans profession, demeurant à Négrepelisse, sont présents et consentants.

Quant à Rosalie LACOMBE, elle est née le 29 juin 1885 à Penne, commune toute proche, dans le canton de Vaour, mais dans le département du Tarn. Sans profession, elle demeure aux Litrats, commune de Puygaillard, avec ses parents Jean Frédéric LACOMBE, 58 ans, propriétaire, et Cécile BROUSSES, 52 ans, qui sont aussi présents et consentants.

Jean Emile et Rosalie ont passé un contrat de mariage, quelques semaines avant la cérémonie, le 28 novembre précisément, devant Maître LAROQUE, notaire à Montricoux.

Les témoins ne font pas partie de la famille.

Cet acte donne toutes les informations que le généalogiste peut souhaiter pour remonter sur les générations supérieures. Par contre, il montre également que les recherches ne seront pas aisées, car les villages concernés sont à la limite de deux départements, et donc les actes sont dans deux dépôts d’archives différents.

A l’époque, les registres n’étaient pas en ligne, et nous ne venions à Montauban qu’une fois par an, au mieux. J'ai donc essayé de remonter un peu en faisant quelques courriers aux mairies de Négrepelisse, Pennes, puis Bruniquel, mais j’ai bien vite été bloqué sur la branche LACOMBE-BROUSSES, les registres plus anciens n’étant plus disponibles en mairie.

En août 2007, je suis allé passer quelques heures aux archives départementales du Tarn et Garonne à Montauban, où j’ai eu la chance de pouvoir accéder aux registres originaux. Ah le plaisir de toucher les vieux registres !

Le temps m’étant compté, j’avais bien préparé mon plan de recherche et décidé de me limiter à la commune de Bruniquel.

Par son acte de décès en 1933 à Puygaillard, je savais que Cécile BROUSSES était née en 1855 à Bruniquel, et qu’elle était la Jean BROUSSES et Marie TAILLEFER. Je savais aussi que son époux Jean Frédéric LACOMBE était né en 1849 à Puygaillard, et qu’il était le fils de Jean LACOMBE, de Bruniquel, et de Marie CANTAYRÉ, de Puygaillard.

Extrait de mon arbre sur Geneanet

J’ai donc logiquement commencé par rechercher l’acte de mariage de Jean Frédéric et Cécile, et l’ai bien trouvé en date du 5 mars 1876, ainsi que l’acte de naissance de Jean LACOMBE le 2 janvier 1826, fils de François LACOMBE et Marie RIGNAC.

En rebondissant d’acte en acte, j’ai pu remonter facilement la branche LACOMBE. Par contre, je suis resté bloqué sur la branche BROUSSES, n’arrivant pas à trouver le mariage de Jean BROUSSES et  de Marie TAILLEFER.

Des BROUSSES et des TAILLEFER, j’en ai trouvé beaucoup en parcourant les pages des registres de Bruniquel, et je les ai noté au cas où...

Depuis cette visite aux archives, 10 ans ont passé. Aujourd’hui, les registres sont tous en ligne, et l’état civil est même indexé par Filae. Et effectivement,  une rapide recherche sur ce site avec les deux patronymes m’a donné la solution : le mariage a eu lieu à Penne le 8 février 1850, donc dans le Tarn !

L’acte de mariage indique que Jean BROUSSES est né le 8 juin 1824 à Bruniquel et qu'il était le fils d’Antoine BROUSSES, habitant Bruniquel, et d’Anne COURSIÈRES.
Quant à Marie TAILLEFER, elle est née le 5 septembre 1826 à Penne et y habitait au moment de son mariage, avec son père Barthélémy TAILLEFER, sa mère Marie GASC étant décédée à Penne le 8 novembre 1844.

La bonne surprise dans tout cela, c'est que beaucoup d'actes que j'avais relevés dans les registres de Bruniquel se retrouvent bien dans l’arbre de mon épouse : l’acte de naissance d’Antoine BROUSSES et d’une de ses sœurs, le mariage de leurs parents, le décès de leur mère, des oncles, des tantes, des cousins... Une grosse mise à jour de ma base en perspective !

Une fois de plus, c’est ChallengeAZ qui me pousse à reprendre les recherches et qui me permet d’avancer...

lundi 19 juin 2017

P comme... Paray le Monial

Je connais le nom de Paray le Monial depuis l'époque où j'ai commencé à la généalogie, puisqu'il s'agit du lieu de naissance de mon grand-père paternel Henri VILLECOURT.

Par contre, je n'ai eu l'occasion de m'y rendre qu'une seule fois, lors de quelques jours de vacances en Bourgogne en 2009 avec mon épouse et nos deux filles. Ce fut l'occasion de découvrir la belle basilique, et je garde un excellent souvenir de notre déjeuner à l'Hostellerie des Trois Pigeons.



Basilique du Sacré Coeur à Paray le Monial - Collection personnelle

L'acte du jour est donc logiquement celui qui a fait rentrer Paray dans mon arbre généalogique : l'acte de naissance d'Henri VILLECOURT.





Quand j'ai obtenu cet acte d'état civil, il ne m'a rien appris de neuf par rapport à que je savais déjà à l'époque. Il indique qu'Henri Raymond VILLECOURT est né le 12 juillet 1896, fils de Pierre VILLECOURT, employé au chemin de fer, âgé de 24 ans, et de Marie Benoite dite Agathe NESME, sans profession, âgée de 21 ans, mariés demeurant à Paray. L'acte a été dressé sur la déclaration de Pierre VILLECOURT et sur la présentation de l'enfant.


La seule "surprise", c'est la présence parmi les témoins, de Claude Marie NESME, propriétaire à Montmelard, âgé de 49 ans, le grand-père d'Henri ; il a sans doute fait la route depuis Montmelard (plus de 30 km) pour rencontrer son premier petit enfant.


La période parodienne pour la famille ne dura que quelques années. Pierre y habitait déjà en 1895 au moment de son mariage avec Agathe. Les 3 fils du couple sont nés à Paray. On trouve bien le couple à Paray dans les recensements de 1896, mais plus dans ceux de 1901, ce qui confirme la date de départ pour Charolles.


Voilà ce qu'on trouve dans les notes de ma grand-tante Marie VILLECOURT, Badie pour ses neveux et petits-neveux, à ce sujet :


"En 1898, il [son père Pierre] est nommé conducteur de subdivision.

Ses 3 fils sont nés à Paray : Henri le 12 juillet 1896, Louis le 7 juillet 1897 et Albert le 1er avril 1899. A cette époque son frère Jacques, l'abbé, était curé à Vitry (à 5 km de Paray).
Il avait ses parents près de lui. Son père, malade d'un cancer, y est mort le 3 avril 1899, sachant qu'un nouveau petit fils Albert lui était né.
J'ai su par maman que ces années vécues à Paray avaient été très dures, situation pécuniaire très juste, fins de mois difficiles, 3 enfants rapprochés, pas de sécurité sociale, ni d'allocations familiales à l'époque ! Epreuves de santé pour maman. Après la naissance d'Henri, elle avait eu une pleurésie dont elle a beaucoup souffert. Ses parents, heureusement, prenaient souvent près d'eux l'un ou l'autre des enfants. Henri, surtout, a fait de longs séjours à Montmelard.
En 1901, Papa a été nommé conducteur de la voie. C'est sans doute à cette époque que mes parents se sont installés à Charolles, d'abord maison Mathieu-Lapierre, ancienne Avenue de la gare, là où elle rejoint la rue de la Planche (c'est dans cette maison que je suis née, le 17 août 1903, puis rue Baudinot. Là, pour Maman, la vie a été immédiatement beaucoup moins pénible. Le traitement de Papa avait déjà plus que doublé par rapport à celui de son début de carrière et il disposait aussi d'un petit jardin le long de la voie près de la gare."

Pour l'anecdote...

Si mes arrière-grands-parents ne sont restés que peu de temps à Paray, une autre branche VILLECOURT y a fait souche. En effet, Claude Marie VILLECOURT, né en 1868 à Vareilles, et cousin germain de Pierre, est venu s'installer à Paray, s'y est marié en 1901 et eu une descendance, dont une partie vit toujours dans cette commune.
On retrouve bien Claude-Marie comme ouvrier boulanger chez François Xavier COUTURIER dans le recensement de 1901.


Extrait du recensement de 1901 à  Paray le Monial - 1901 AD71


Aperçu généalogique

Nom : Henri Raymond VILLECOURT
Parents : Pierre VILLECOURT et Agathe NESME
Conjoint : Suzanne COLIN
Lien de parenté : mon grand-père paternel
  1. Henri VILLECOURT
  2. Mon papa
  3. Moi

dimanche 18 juin 2017

O comme... Onville

Je pensais qu'il ne serait pas facile de trouver un lieu commençant par la lettre O, mais finalement j'en avais quelques-uns en stock, et j'ai choisi la commune d'Onville.

Située dans la vallée de la Moselle, Onville faisait historiquement partie du département de la Moselle. Après la défaite française de 1871, elle ne fit pas partie de communes annexées par l'Allemagne, et elle fut donc rattachée au nouveau département de Meurthe-et-Moselle.


Situation d'Onville par rapport à Ancy sur Moselle

Onville est le village d'origine d'une partie des ancêtres de mon arrière Georgette DÉLY, et je vous propose donc nous intéresser aujourd'hui à l'acte de mariage de ses arrière-grands-parents Louis FRANQUIN et Thérèse HUMBERT.


Acte de Mariage de Louis FRANQUIN et Thérèse HUMBERT - 1842 - Onville AD54

Nous sommes le 12 janvier 1842. Les futurs époux se présentent à 11h du matin à la mairie d'Onville devant monsieur le maire.

Louis FRANQUIN est âgé de 24 ans. Il est le fils de Clément FRANQUIN âgé de 59 ans, et d'Elisabeth NAUTRÉ âgée de 57 ans, vigneron et vigneronne domiciliés à Vandelainville (écrit à l'époque avec un W)

Quant à Thérèse HUMBERT, elle a 24 ans également. Ses parents sont Rémy HUMBERT, âgé de 48 ans et Barbe ESSELIN, âgée de 51 ans, vigneron et vigneronne, domiciliés à Onville

L'acte évoque les pièces justificatives fournies par les époux mais ne les liste pas précisément. Il indique juste que le marié est né à Vandelainville et la mariée à Onville.

Les quatre témoins sont tous de la famille des époux. Il s'agit de :

  • Joseph NAUTRÉ, 60 ans, vigneron, domicilié à Bayonville, oncle maternel de l'époux
  • Jean Nicolas NAUTRÉ, 55 ans, vigneron, domicilié à Onville, oncle maternel de l'époux
  • Hubert ESSELIN 38 ans, vigneron, domicilié à Waville, oncle maternel de l'épouse
  • Hubert Rémy ANTOINE, 60 ans, propriétaire à Onville, grand oncle maternel de l'épouse

Les témoins, les époux, ainsi que leurs parents, à l'exception de la mère de la mariée signent au bas de l'acte inscrit dans les registres, et on arrive à repérer assez facilement les signatures de chacun.

A ma connaissance, le couple a eu 5 enfants :

  1. Adélaïde née le 29 septembre 1842 à Onville juste 9 mois après le mariage de ses parents. Elle épousa Louis Antoine Nicolas CARÉ le 15 septembre 1862 à Onville.
  2. Henriette Augustine née le 1er janvier 1846 à Onville. Elle épousa Joseph DÉLY à Ancy sur Moselle le 5 février 1866. Ce sont mes ancêtres.
  3. François Hippolyte né le 16 décembre 1849 à Onville. Il se maria avec Marie GUEPRATTE  le 3 février 1875 à Onville.
  4. Marie Thérèse née le 23 mai 1855à Onville et morte à 4 jours le 29 mai 1855
  5. Marie née le 4 octobre 1857 à Ancy sur Moselle. Elle se maria le 5 mars 1877 à Onville avec Jean François COSSET.

Comme je l'évoquais dans mon article A comme... Ancy sur Moselle, Louis, Thérèse et leur famille se sont installés à Ancy où Louis devint forgeron. Ils y sont décédés tous les deux.



Aperçu généalogique

Nom : Louis FRANQUIN
Parents : Clément FRANQUIN et Elisabeth NAUTRÉ
Conjoint : Thérèse HUMBERT
Lien de parenté : mon ancêtre à la 7ème génération
  1. Louis FRANQUIN
  2. Henriette Augustine FRANQUIN
  3. Alfred DÉLY
  4. Georgette DÉLY
  5. Henri FOURNIER
  6. Ma maman
  7. Moi

vendredi 16 juin 2017

N comme... Neuville les Dames

Aujourd'hui je vous propose un détour dans l'Ain, à Neuville les Dames, qui semble être le lieu d'origine de la famille de Laurence DÉPLANCHE, la grand-mère paternelle de Nanie.

Le suffixe "Les Dames" vient du fait qu'un monastère bénédictin de femme y existait. Il ne recevait que des filles nobles. Le prieuré fut sécularisé en 1775 : les religieuses furent remplacées par des chanoinesses jusqu'à la révolution.

En août 2015, en recherchant l'acte de naissance de Laurence DÉPLANCHE, j'ai découvert que j'avais des triplés parmi mes ancêtres.


Acte de naissance de Jean Baptiste, Joseph et Laurence DESPLANCHES - Neuville sur Renon

Enfants de Gabriel DÉPLANCHE et Marguerite RAQUIEUX, ces triplés sont nés à Neuville-sur-Renon, nom révolutionnaire de la commune, dans la toute jeune République Française au cours de mois de floréal de l'an II. Jean baptiste fut le premier à voir le jour le 3ème jour de ce mois (22 avril 1794), suivi de Joseph et Laurence le lendemain.

Je sais que Laurence a vécu, sinon je ne serai pas là, mais que sont devenus ses frères ? C'est ce que j'ai essayé de découvrir en août dernier, et j'ai mis le résultat de ces recherches de côté pour le challengeAZ.

D'après l'arbre geneanet de d'Alain RYON à l'origine de cette découverte, Jean Baptiste ne vécut que 15 mois et mourut le 22/07/1795. Pour le vérifier, et découvrir ce qu'était devenu Joseph, je me suis donc plongé dans l'état civil de Neuville-les-Dames, et plus particulièrement dans les tables décennales.

Les tables décennales commencent habituellement en 1803, mais les premiers maires de Neuville, comme dans certaines autres communes, ont pris les devants et commencé leurs tables la décennie précédente. Par contre, elles ne sont pas exhaustives, et par exemple la naissance des triplés n'y figure pas.

Je me suis donc rabattu sur les registres, à la recherche des éventuels décès, et j'en ai profité pour lister les autres naissances et décès DÉPLANCHE, dans le but de vérifier par la suite s'ils étaient liés aux miens.

J'ai bien retrouvé l'acte de décès de Jean Baptiste le 5 thermidor an III (22/07/1795), à l'âge de 15 mois, ainsi que le décès de Joseph le 7 fructidor an II (24/08/1794) à l'âge de 4 mois. Ainsi, seule Laurence a survécu et eu une nombreuse postérité dont je fais partie.

Gabriel DÉPLANCHE et Marguerite RAQUIEUX s'était marié en 1783, et je savais qu'ils avaient eu 2 autres enfants morts en bas âge avant d'avoir leurs triplés, ce qui fait quand même 80% de mortalité infantile pour ce couple. Suite à ma fouille minutieuse, j'ai réussi à leur retrouver d'autres enfants, et c'est donc finalement une fratrie de 9 enfants :


  1. Benoit né le 21 novembre 1784 et mort moins d'un mois après le 5 décembre 1784
  2. Claudine née le 25 juin 1786. Elle se maria avec Jean JUSSET le 11 juin 1805 à Neuville les Dames.
  3. Marie née le 24 août 1788 et morte juste avant ses 2 ans le 18 août 1790
  4. Louise Marie née le 26 février 1790 et décédée le 28 avril 1793 à l'âge de 3 ans
  5. Jean Baptiste né le 4 floréal An II et mort le 5 thermidor an III
  6. Joseph né le 4 floréal An II et décédé le 7 fructidor an II
  7. Laurence née le 4 floréal An II. Elle épousa Claude LAMY à Neuville le 26 juin 1816.
  8. Marie Claudine née le 23 thermidor an IV. Elle se maria le 13 novembre 1816 avec Ennemond MARTIN à Neuville
  9. Benoit né le 14 brumaire an IX, après le mariage de sa soeur ainée. Pas d'autre information pour le moment

En parcourant les registres de Neuville, j'y ai trouvé plein d'actes originaux : une déclaration de grossesse, un baptême d'un enfant de père et mère inconnu, plusieurs actes de sépulture de chanoinesse, une bénédiction de drapeau. Je vous les ferai découvrir d'ici quelques mois.


Aperçu généalogique

Nom : Laurence DÉPLANCHE
Parents : Gabriel DÉPLANCHE et Marguerite RAQUIEUX
Conjoint : Claude LAMY
Lien de parenté : mon ancêtre à la 6ème génération
  1. Laurence DÉPLANCHE
  2. Benoit LAMY
  3. Eugénie "Nanie" LAMY
  4. Suzanne COLIN
  5. Mon papa
  6. Moi

jeudi 15 juin 2017

M comme... Mâcon

Je suis allé à Mâcon pour la première fois quand j'ai eu besoin de faire des recherches aux archives départementales, les échanges par la poste avec les mairies ne suffisant plus. Pour moi, c'était la préfecture du département, une ville, alors que mes ancêtres habitaient essentiellement dans les petits villages et quelques gros bourgs de Saône et Loire.

J'ai découvert par la suite que Marie Louise CORNELOUP, mon arrière-arrière-grand-mère, y était décédée le 16 juillet 1923 chez les Soeurs des Saints Anges, tout près de la grande tour des archives, et je suis donc allé jeter un oeil au bâtiment.

Lors d'une pause-déjeuner, je suis aussi allé voir les lieux alentours, comme l'ancienne Cathédrale Saint Vincent ou quelques rues commerçantes du centre- ville.


Ancienne Cathédrale Saint Vincent de Mâcon - collection personnelle

Ce n'est que cette année, lors de la dernière assemblée générale de la Géniale Généalogie du 71, que j'ai réellement découvert Mâcon lors d'une intéressante visite guidée.

En déambulant dans les petites ruelles, je me suis rendu compte que Strasbourg n'était pas la seule ville à avoir encore une maison en bois.


La Maison de Bois à Mâcon - Collection personnelle

En passant devant l'ancien Hospice de la Charité, j'ai pu voir un des derniers tours pour l'abandon des enfants encore en état. Il permettait aux femmes qui ne pouvaient pas prendre soin de leur enfant de le confier à cette institution en toute discrétion. J'ai une pensée émue pour mon ancêtre Isabelle MATEY, qui avait été abandonnée dans le tour équivalent de la ville de Nancy en 1827.


Hospice de la charité Mâcon avec le tour pour l'abandon des enfants - Wikimedia Commons

Pour l'article du jour, j'avais décidé de vous présenter l'acte de mariage de Georges VERRIER et Anne TORLIN, parents d'Antoine VERRRIER. J'avais découvert leur nom lors de ma recherche sur l'histoire d'Anne Françoise LAPALUS VERRIER. Je pensais avoir l'acte, mais en réalité ce n'était pas le cas. J'avais uniquement le baptême d'Antoine à Mâcon St Pierre en 1709. L'écriture de cet article est donc prétexte à faire quelques recherches.

Un coup d'oeil sur le site des archives me permet de voir qu'il existe des tables annuelles pour la Paroisse Saint Pierre. J'ai déjà vu ce genre de chose dans de grosses paroisses des villes : les curés voulaient sans doute faciliter leur travail et ceux de leurs successeurs dans la recherche ultérieure dans leurs épais registres.

En parcourant les pages de ces tables à rebours depuis l'acte de baptême d'Antoine, j'ai rapidement retrouvé le mariage de ses parents en date du 13 août 1705, et je peux donc vous le présenter :


Acte de mariage de George VERRIER et Anne TOURLAIN - 1703 - Mâcon Saint Pierre AD71

Le treizième août mil sept cent
cinq xxxxxxx xxxxxxxx George
Verrier cocher chez M(aî)tre de St Romain depuis
plusieurs années fils de feu Jean Verrier et
de Jeanne Saget sa femme vivants habitants
de la paroisse de St Martin de Veault en xxxxxx
majeur d'une part et Anne Tourlain servante
au dit Mâcon depuis vingt mois aussi majeure
fille de feu Christophe Tourlain et de Philiberte
Giraud sa femme vivant manouvriers de xxxxx
paroisse de Laives en Mâconnais d'autre part
ont reçu la bénédiction nuptiale après les
trois publications faites à la manière accoutumée
Aucune opposition en présence de François
Brun cocher de xxxxxx, de François
Lardet cocher, de Claude Dubié cocher de
M(essi)re de Rambuteau et de Claude Felin
cocher de Mr de Gorce qui n'ont pu signer
pour en savoir excepté François Lardet

Très bonne surprise : cet acte est filiatif !

Il nous apprend ainsi que Georges VERRIER, cocher (le 1er cocher dans mon ascendance), est le fils de Jean, déjà décédé, et de Jeanne SAGET, de la paroisse de Saint Martin de Veault. Pour le moment, je n'arrive pas identifier cette paroisse du fait du mot illisible qui suit. Peut-être le mot Bugey, mais je n'en suis pas sûr. A creuser...

Quant à Anne TORLIN, orthographié TOURLAIN dans cet acte, elle est servante à Mâcon depuis quelques mois. Ses parents sont Christophe, déjà décédé, et Philiberte GIRAUD, de la paroisse de Laives, commune située entre Chalon sur Saône et Tournus.

Les témoins ne nous apprennent rien de plus sur la famille : ce sont quatre cocher, sans doute des amis de Georges.

En continuant à éplucher les tables de la paroisse St Pierre, j'ai trouvé les baptêmes de deux autres enfants du couple, Marguerite le 24 janvier 1707 et François le 5 mars 1711, mais également l'acte de sépulture de Georges le 14 mars 1723 qui le dit âgé de 48 ans.

Des recherches complémentaires sur Geneanet et Filae m'ont permis de trouver en plus les relevés des mariages de Marguerite VERRIER, mais également de ceux d'un frère et d'une soeur d'Anne TORLAIN. Cette branche s'étoffe...

Même si le challengeAZ est chronophage, il me permet d'avancer au moins une fois par an dans mes recherches :-)

Pour l'anecdote :
En passant devant l'église Saint Pierre à Mâcon, j'ai été bien déçu de découvrir qu'il ne s'agissait pas de l'église qu'avaient connue mes ancêtres. En effet, la plupart des églises de Mâcon qui existaient avant la révolution ont été détruites et ont servi de carrière de pierre, à l'instar de ce qui s'est passé à l'Abbaye de Cluny.


Actuelle Eglise Saint Pierre de Mâcon - Collection personnelle

Aperçu généalogique

Nom : Georges VERRIER
Parents : Jean VERRIER et Anne SAGET
Conjoint : Anne TORLIN
Lien de parenté : mon ancêtre à la 10ème génération
  1. Georges VERRIER
  2. Antoine VERRIER
  3. Anne Françoise LAPALUS-VERRIER
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mercredi 14 juin 2017

L comme... Lamure sur Azergues

Pas hésitation pour cette lettre : j'ai immédiatement sélectionné Lamure sur Azergues, dans le Rhône. C'est le lieu de mes vacances d'enfants chez ma grand-mère paternelle, dans une maison immense, pleine de recoins à explorer, et avec un grand jardin qui donnait directement sur la rivière Azergues.

Suzanne COLIN, ma grand-mère, est née à Lamure dans le bâtiment occupé à l'époque par la gendarmerie et où son père Jean COLIN, médecin, avait son cabinet médical. Elle s'y est mariée, et y est décédée après avoir vécu loin de son village natal pendant de longues années.



Carte postale de la gendarmerie de Lamure dans les années 1910

La famille COLIN n'était pas originaire de Lamure, mais de Saint-Nizier d'Azergues et avant cela de Saint Bonnet le Troncy, petit village situé quelques kilomètres plus loin.

C'est Henri COLIN, grand oncle de Suzanne, qui s'installa le premier à Lamure. Il y possédait une féculerie et une scierie à la sortie Nord de Lamure. Il fut maire du village entre 1896 et 1904. Alphonse, le grand-père de Suzanne, le rejoignit pour l'aider dans son entreprise. Un autre de leurs frères, Théodore, cultivateur, habita également quelques années dans le village. 



Jean COLIN, le père de Suzanne, s'installa comme médecin à Lamure après ses études à Lyon, et il y exerça pendant plus de 50 ans.


Carte postale de la féculerie et de la scierie Colin vers 1910

Après avoir loué pendant quelques années une maison dans la commune où ils venaient passer l'été, Henri et Suzanne rachetèrent les anciens bâtiments de la féculerie au début des années 1950.


Venons-en à l'acte du jour : il s'agit assez logiquement de l'acte de mariage de mes grands-parents Henri VILLECOURT et Suzanne COLIN.



Acte de mariage d'Henri VILLECOURT et Suzanne COLIN - 1920 - Lamure sur Azergues - Mairie

Le 3 mai 1920 à 18h30 Henri Raymond VILLECOURT et Suzanne Eugénie Marie Louise COLIN se présentent à la mairie de Lamure.

Le futur marié est enseigne de vaisseau de 1ère classe. Agé de 23 ans, il est né à Paray le Monial le 12 juillet 1896, fils de Pierre VILLECOURT et Marie Benoite dite Agathe NESME demeurant à Paris, 19 boulevard de Port Royal, présents et consentants.


La future épouse a 19 ans. Elle demeure à Lamure où elle est née le 29 décembre 1900. Elle est la fille de Jean Pierre Joseph COLIN, médecin, et d'Eugénie Louise Laurence LAMY, demeurant à Lamure, présents et consentants.


Un contrat de mariage a été passé devant maitre VOUILLON notaire à Lamure le même jour.


Comme la plupart du temps, il y 4 témoins et ils sont tous de la famille. Il s'agit de :

  • Jacques VILLECOURT, aumônier, domicilié à Cluny. C'est l'oncle d'Henri.
  • Louis Claude VILLECOURT, rédacteur à la Banque de France à Paris. C'est le frère d'Henri.
  • Laurent Marie Benoit LAMY, employé de soierie à Lyon. C'est l'oncle du côté maternel de Suzanne, mais aussi son cousin par alliance du côté paternel puisqu'il a épousé sa cousine Marguerite FAVIER.
  • Joseph BERTON, représentant de commerce résidant à Lamure. C'est le cousin germain du père de Suzanne.
Petite particularité : l'officier d'état civil fait aussi partie de la famille. En effet, en l'absence du maire, c'est Dominique PETIT, adjoint, qui officie. Il est pharmacien à Lamure et c'est l'époux de Marie GOYARD, cousine issue de germain de Pierre VILLECOURT. C'est grâce à eux qu'Henri et Suzanne se sont rencontrés.

Le mariage religieux a-t-il eu lieu le même jour ou le lendemain : il faudra que je vérifie ce point. Le mariage civil ayant eu lieu à 18h30, je ne suis pas sûr que la cérémonie à l'église ait eu lieu dans la foulée.


En tous cas, c'est devant Jacques VILLECOURT, l'oncle du marié, qu'Henri et Suzanne ont échangé leurs voeux.


Puis c'est la photo de mariage devant l'hôtel de la Folletière, tout près de la gare de Grandris-Allières, à quelques kilomètres de Lamure, ou plus précisément devant le hangar de l'hôtel.



Photo de mariage d'Henri VILLECOURT et Suzanne COLIN - 1920 - Lamure

Cette belle photo de famille permet de jouer à nouveau au "qui est qui ?".

J'ignore qui sont les enfants au 1er rang, mais je pourrai assez facilement dresser une liste des candidats potentiels à partir de mon fichier généalogique.


Au 2ème rang, je reconnais de gauche à droite : Ferdinand BUREL - Marguerite FAVIER épouse de Laurent LAMY - Marie COLIN épouse BUREL avec sans doute à sa gauche son fils Paul et à sa droite sa fille Marie Thérèse (Badèze) - Jean COLIN (Papa Jean) et sa femme Eugénie LAMY (Nanie) - Suzanne - Henri - Agathe NESME (Mamé) et son mari Pierre VILLECOURT (Parrain) qui cache un petit peu sa fille Marie (Badie)


Tous les autres me sont inconnus, à part Albert VILLECOURT, frère d'Henri, entre les têtes de Papa Jean et Nanie, et Jacques VILLECOURT, entre Henri et Agathe.


Mais j'ai envoyé la photo à mon papa, il saura sans doute compléter.